Dimanche 26 novembre 2006
1- la jeunesse et le milieu associatif
Je partage cette vision de notre société qui a pour but d’associer nos concitoyens aux décisions qui les concernent.
Je pense que de façon générale il faut que l'on mette le citoyen au centre de nos préoccupations car cela est essentiel pour le maintien de notre démocratie.
Il y a plus de 10 ans nous avions décider avec des amis de créer une association car nous étions partis d’un postulat très simple par rapport à notre territoire :
- lutter contre l’ennui
- le refus de l’assistanat
- et l’envie de prendre des initiatives et de prendre en main notre destin.
N’oublions pas que la création d’une association relève du parcours du combattant. Je pense qu’il y a une grande partie de méconnaissance de la part des jeunes du fonctionnement des diverses institutions publiques.
Il faut penser également aux associations sportives qui ont un rôle éducatif important pour notre pays. Elles survivent du fait des emplois aidés qu’elles possèdent, mais la plus part de ces emplois précaire pénalisent non seulement la personne mais également mettent en danger la vie et la pérennité de l’association.
Rappelons le grand rôle éducatif et l’utilité sociale du sport qui exprime une grande dynamique dans nos collectivités. Il faut que l’état se saisisse de ce vrai problème qui permet aux quotidiens d’encadrer et de donner du sens à cette jeunesse.
La jeunesse de notre pays mérite qu’on s’en occupe mais surtout qu’on mette les moyens nécessaires qui permettront de garantir un avenir meilleur.
Promouvoir et favoriser le développement des associations constituent une dynamique indéniable et une force inéluctable pour notre pays. L’associatif c’est une belle école de formation et d’apprentissage de la vie en collectivité et en communauté.
La jeunesse mérite qu’on s’y intéresse et sans vouloir faire du jeunisme, il faut leur faire la place et penser au renouvellement mais de façon intelligente,
Il faut savoir les intéresser et plus les impliquer.
N'oublions pas que: " La jeunesse n’est pas un problème mais une partie de la solution"
2- La vie des quartiers
Osons et faisons de la politique autrement, il faut que notre société soit représenté dans toutes les instances dirigeantes et tout cela sans faire de la discrimination positive comme le prône Sarkozy, dont le seul but est de stigmatiser une population qui n’en a pas besoin actuellement.
Les quartiers de France connaissent une concentration des problèmes économiques et sociaux rencontrés sur l’ensemble du territoire national. Construits après la 2ème guerre mondiale pour faire face à la crise du logement mais aussi pour héberger des millions d’immigrés ( dont on a jamais demandé leur avis après des décennies sur le sol français ) venus construire notre pays, le pays de nos enfants.
De grands chantiers sont à mettre en place dans l’urbanisme, l’éducation, l’emploi, la formation, la vie associative et bien d’autres encore.
Mais la question du logement demande un effort financier d’une ampleur telle qu’il modifiera la vie des millions de nos concitoyens pour rendre plus humain ces constructions des années 60 qui ont mal vieilli.
L’emploi et la formation doivent être le moteur de cette remise en marche des quartiers. Mettons en avant ce qui bouge dans ces quartiers, de la culture à l’éducation, ce travail d’exemplarité doit éclaté au grand jour parce que nombreux sont ceux qui se lèvent tôt le matin pour aller de l’avant.
Rien n’est plus scandaleux en 2006 de constater que des jeunes diplômés reviennent dans leurs quartiers sans espoir de travail car ils n’ont pas le prénom qu’il faut. Ils ont fait les mêmes écoles, joué dans les mêmes clubs, eu les mêmes rêves de mômes.
Ils faut tous ensemble lutter contre toutes ces inégalités et ces discriminations. C’est un combat collectif. Il ne faut plus parler d’intégration car ils sont de France, ils sont simplement français.
De même pour lutter contre les violences scolaires et l’insécurité dans les banlieues mettre mot c’est prévention et dialogue. Il faut s’attaquer aux causes et non aux conséquences, c’est une réalité.
Utilisons les grands frères de ces quartiers dans nos établissements scolaires en leur donnant un vrai rôle éducatif et un emploi durable.
Car c’est une vraie façon de lutter contre l’insécurité mais surtout donner des repères à nos jeunes. Et ces fameux grands frères sont mieux placés pour assurer un dialogue et faire du lien entre la jeunesse et notre société. Si on montre que leurs propres aînés peuvent s’en sortir, pourquoi pas eux ?
Il faut travailler en réseau et de façon cohérente.
Nous jeune génération avons une approche et une vision de notre société complètement différente de celle de nos aînés.
Je garde l’espoir que ces quartiers viviers de jeunesse, de vie, d’imagination nous donnent le tempo pour construire ensemble la France de demain, une France ou il faut certes se battre mais avoir les mêmes chances de réussir, de s’épanouir quelque soit son identité, son âge ou son lieu de vie.
Notre société a bien évolué et malheuresement par forcément dans la bonne direction.
L’adulte à quitter la place publique et le jeune aujourd’hui se retrouve seule et quasiment en état d’abandon. C’est pour cela que je pense qu’il faut que nous changions ce choc des générations en rencontre des générations.
Utilisons les forces vives des quartiers, cette richesse culturelle et ce lien social.
Il faut utiliser nos leaders associatifs, nos jeunes et moins jeunes qui ont envie de bouger dans le bon sens et leur donner un vrai avenir.
Nous avons besoin des anciens comme eux ont besoin des jeunes. Moi j'ai confiance en l'avenir et aux valeurs de la république et à tout ce qui fait notre force; préservons ce que nous avons de chair la rencontre, le dialogue, l'échange, la diversité....
Unissons nous autour d'un vrai projet qui se voudra rassembleur de la gauche plurielle.
Utilisons nos expériences respectives et comme le disait si bien Lao Tsao:
"L’expérience est une lanterne accrochée dans son dos et qui n'éclaire que le chemin parcouru"